Les outils

Les outils du sculpteur deviennent le prolongement de son bras et de sa réflexion. Ils ne peuvent être prêtés, à personne !

La bonne fixation des pièces est un sujet plus complexe qu’il n’y parait. Il est d’une importance extrême que le bloc soit fermement maintenu, et ne puisse bouger lors de la frappe tout en n’étant pas serré au point de risquer l’éclatement lors du choc.
Pour cela, un étau orientable multi-positions, des étaux en bois pour protéger les outils en cas de dérapage, et bien sûr les serre-joints. De tous types, de toutes tailles, on en a jamais assez !

J’adore les haches. Il m’arrive même de parler aux miennes ( tant qu’elles ne répondent pas…). Une bonne hache peut dégrossir un bloc rapidement, ou bien, prise près du manche, permettre un travail d’une grande finesse. Quant à l’herminette, son fer perpendiculaire au manche creuse ou équarrit avec précision et rapidité.

Pour le dégrossissage, une tronçonneuse thermique pour le gros boulot, mais aussi une électrique bien pratique car toujours prête !

Mes amies les gouges, ce sont elles qui m’accompagnent 90% du temps. Droites, coudées, contre-coudées, méplates ou en V (burin), il y a toujours un profil qui répond à l’usage souhaité. Posées sur l’établi, le fer tourné vers moi pour être immédiatement identifiables, elles sont les auxiliaires fidèles et indispensables de mon travail, accompagnées par la massette de bronze qui les guide et les propulse.

Les règles

S’il y a un équipement de sécurité que je mets TOUJOURS lorsque je frappe, c’est bien les lunettes de protection. Un éclat de bois, ça vole loin et fort, et l’œil n’est pas si solide… Mettez des lunettes, des vraies, pas des chinoiseries à deux balles, et gardez vos yeux pour admirer les fleurs et les petits oiseaux… Ou bien les 8 cylindres Bugatti ! Pour la tronço, j’ai une tenue complète de bucheron… Je l’enfile lors des gros travaux, car je suis tout seul à l’atelier. N’oubliez pas, si vous êtes seuls, de connaître et respecter les règles de sécurité. L’accident arrive parfois si vite, et les conséquences peuvent être fatales. Et si vous n’êtes pas seuls… eh bien, ça ne peut pas faire de mal de faire attention quand même !

Le bois

Le bois ? On en a jamais assez ! Des blocs, des troncs, des planches, des petits, des gros… Et il faut parfois attendre quelques années qu’il sèche à cœur. Quoi qu’il en soit, un bois qui arrive à l’atelier doit être mis en attente, le temps que son hygrométrie et celle de la pièce s’équilibrent. Ma préférence : les fruitiers, et le chêne majestueux. J’aime aussi l’orme, et les bois exotiques comme le wengé ou l’iroko, le teck…